J18 > J23 “Hey toi ! arrête de marcher dans cette direction, il y a des mines ! ”

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Après avoir été pris en stop par un agent de sécurité qui traçait à du 160km/heure , un contrebandier qui évitait tous les barrages militaires, un camion de poisson et m’être fait arrêté trois fois par les militaires, je viens de traverser le Sahara Occidental.

Je n’ai pas pris de photos pour deux raisons :

– la zone est sous surveillance militaire et je n’ai pas envie de me faire confisquer mon matériel et de payer, en plus, une amende.

– le sable pourrait fortement abimer mon matos

Je suis arrivé à la frontière mauritanienne, des camionneurs guinéens m’y ont déposé. Enfin. A chaque pause, on retrouvait leur potes de route : des ivoiriens, maliens et sénégalais qui font également la route des marchands, les camions, en provenance d’Europe et du Maroc, pleins de marchandises. Je demande quelques conseils sur mon itinéraire car j’espère passer par le Mali mais toutes les routes ne sont pas sécurisés à cause de la guerre.
Ce fut long et fatigant. Il m’est arrivé d’attendre plusieurs heures, pouce en l’air, dans le désert. Mais j’y suis arrivé et j’en suis fier.

Pour des raisons de sécurité, la frontière terrestre ferme à 16 heure. Je la traverse le lendemain et je m’attendais à arriver directement en Mauritanie. Je me retrouve dans un No Man’s Land de 4 km.
“Hey toi ! arrête de marcher dans cette direction, il y a des mines ! ”
Je ne quitte pas la route, pour éviter de marcher sur une mine, et je fais ce chemin à pieds, je ne veux pas prendre le risque de me faire kidnapper dans cette zone sans autorités.

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Une fois la douane mauritanienne atteinte, je ne sais pas par où commencer : Des postes des polices en vrac et éparpillés un peu partout et des personnes qui te proposent de faire du change tous les 5 mètres. Je passe la frontière et je fais, de nouveau du pouce. Un jeune mauritanien, Elvellani, accepte de me déposer à Niadibou. Je l’avais déjà croisé à plusieurs reprises entre Dakhla et la frontière.  Je passe d’ailleurs la nuit chez lui et je rencontre son cousin Sidi Ahmed, le fils Dahan Ould Ahmed Mahmoud, l’ancien ministre des affaires étrangères et candidats aux élections. On discute toute la soirée de la situation du pays avant d’aller faire une partie de billard dans le quartier arabe.

Demain je vais à Nouakchott, la capitale.

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