3 > 6 janvier : On est ensemble (Casamance, le grenier du Sénégal)

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La Casamance, c’est mon coup de coeur au Sénégal. La région est particulière pour différentes raisons. Pour commencer, sa situation enclavé entre la Gambie, anglophone, et la Guinée Bissau, lusophone. La route pour y accéder est vraiment mauvaise, à croire qu’on a voulu l’isoler pour éviter des soulèvements, j’y reviens plus tard. Ensuite, ici tout est vert ! D’ailleurs la Casamance est surnommé “Le Grenier du Sénégal” car c’est ici que le pays puise ses matières premières.

A peine arrivé à Ziguichor, je croise Stephane, un backpacker antillais que j’avais rencontré à mon arrivé au pays. Je quitte rapidement la ville pour Ossouye, plus isolée, moins touristique et donc plus authentique. J’y rencontre des personnes improbables et fabuleuses comme Mr. Obama. Il m’a parlé de ce “Roi des rois, président de tous les Nations du Monde” :

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Avec mon pote Stephane, on loué des vélos pour faire un tour de la région. Le paysage y est tellement fabuleux que nous devions nous arrêter tous les 2 km pour admirer le paysage. Le tourisme y est faible car, suite aux nombreuses guerres dans la régions, les parcs sont encore minés. L’armée y est présente et on a pu apercevoir, à minuit, des militaires marcher dans les rues armés de lance rocket et d’autres armes du genre. Cependant il n’y a rien à craindre. Je pense.
Entre Mloemp et Elkine on entend de la musique et des gens chanter. On s’arrête. Une “Messe-Anniversaire”, on y fête les un an de la mort d’une des femmes du village :

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On nous parle et nous explique l’histoire de la Casamance et de la frustration de son peuple. Le gouvernement les isole, ne leur donne rien et leur prends tout. “Chez nous, les gens ne partent pas en Europe ! On a tout ici, quand la sécheresse ne nous attaque pas. L’huile et le vin de palme, on l’avait découvert avant l’arrivée des “Toubab” (blancs) et maintenant ils se l’approprient. Pendant la seconde guerre mondiale, les français mangeaient notre riz et maintenant ils sont où ?!”

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A chaque fois que j’ai eu un pépin, on m’a soutenu et on me disait, sans rien attendre en retour :
“On est ensemble”. Les gens sont bons, simples et ont un coeur immense. Quand j’explique mon voyage, on me dit : “C’est ça la vie”. Ca me fait vraiment mal au coeur de quitter ce pays, celui de la Teranga, mais j’ai encore de la route à faire ! Kinshasa, ce n’est pas à côté.

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Rencontre du jour : Anass Yakine

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Anass, c’est le genre de mec qui te pousse à la réflexion et la remise en question, comme ça, sans complexe aucun. Tout lâcher et faire le tour du Maroc à pieds, c’est pas donné à tout le monde. Mais en discutant avec lui, je me rends compte que justement, sa démarche pousse, entre autres, à réveiller certaines âmes somnolentes, celles qui ont perdu espoir. On discute de nos voyages, nos motivations, nos rencontres et de nos ambitions futures autour d’un thé.

Anass Yakine : un marcheur, un penseur, un rêveur, un artiste et un ami.

“La marche ramène le regard à une juste dimension, apprend à gouverner le temps. Le marcheur est un roi. Un roi qui souffre d’être à contrecourant mais qui a choisi, pour aller mieux, les grands espaces plutôt que le divan des rebouteux.” (Bernard Ollivier)

Découvrez-le et suivez-le sur sa page FB, régulièrement alimenté de par ses aventures :

http://www.facebook.com/AnassYakineLeTourDuMarocAPied

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J1 & J2

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Le jour du départ est enfin arrivé. Des proches me déposent dans une aire de repos à la frontière belgo française. J’attends qu’ils partent pour me retrouver seul et faire le tour des automobilistes à l’arrêt. J’ai l’habitude de faire du stop mais ce coup-ci j’étais un peu hésitant. Comment les convaincre de m’emmener quelque part si moi même je ne sais pas où je vais. Leur expliquer mon projet ou demander tout simplement à l’automobiliste où il compte se rendre ?

Personne ne me dit non. On me propose le Nord de la France, j’hésite.

Après 30 minutes de recherches, je me dirige vers un camionneur. Sa plaque est roumaine. Je ne lui explique pas mon projet et je ne lui demande pas non plus où est ce qu’il se dirige. Je lui demande juste de m’emmener. Il hésite, regarde son camarade, me sourit et m’invite à monter. Je dois vraiment être chanceux car ils ont une livraison pour Madrid !

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Celui à qui j’ai parlé (en arrière plan sur la photo) s’appelle Andronicescu, il a 21 ans et je sympathise assez rapidement avec lui. Il est fan de World of Warcraft et de musique techno. Son grand frère, Alin, lui ne m’a parlé qu’une seule fois. Je ne pense que la raison soit son anglais faible. Il me dit : “si j’accepte que tu viennes avec nous, c’est parce que j’ai fait beaucoup de mauvaises choses dans ma vie. J’ai des choses à rattraper.”

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Pas loin de Paris, on fait une pause. Je sors ma boite à tartine (oui une boite à tartine) et on me fait comprendre que je n’en aurai pas besoin car on mange ensemble. Je les vois mettre en place une cuisine à même le sol. “On est toujours sur la route, manger dans les restaurants d’autoroute, ça nous couterait trop cher” me dit Andronicescu. Ils préparent à manger, je me chargerai de la vaisselle. On partage le repas entre deux camions. La propreté n’y est pas mais le partage et la bonne humeur me font oublier ce détail.

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Ma première journée s’est bien déroulé. Je n’ai pas dépensé un seul centime et je suis en route pour la capitale Espagnole. D’ici 2-3 jours max, je serai au Maroc !

Parcours :

Belgique

France

Espagne